Les meilleurs mémoires !


A l’issue de la promotion 2014, nous avons décidé de publier chaque année les meilleurs mémoires de la promo sortante (avec l’accord de leurs auteurs !). L’idée est à la fois de donner une certaine visibilité à des travaux de qualité et de fournir aux étudiants de l’année en cours des exemples de ce qui est attendu de la part de l’équipe pédagogique. Le mémoire constitue une dimension importante de la formation de l’étudiant-apprenti au cours de l’année, par la quantité de travail qui est requise, mais surtout parce que le mémoire est l’occasion de marier la tradition du travail de recherche universitaire avec le souci d’opérationnalité d’un travail d’étude et de conseil.

 

– La consommation collaborative alimentaire peut-elle devenir le mode de consommation dominant ? Camille GIESENFELD (sous la direction de Christian du Tertre. Alternance chez Opinéa).

Résumé : La crise économique qui éclata en 2008 et les différentes crises sanitaires des années 90 ont fait vaciller la confiance que les ménages accordaient au gouvernement mais aussi au système industriel. La confiance des consommateurs a été ébranlée profondément touchant l’alimentation, la base de toute existence. Cette défiance des consommateurs les amène à mettre en doute l’information que les autorités et les grands groupes industriels leurs fournissent. Ils souhaitent désormais vérifier et juger par eux même. Passant outre les différents intermédiaires dans le circuit de distribution alimentaire, ils se mettent directement en contact avec les producteurs. Dans les faits, ce besoin de retour à une confiance fondée sur la connaissance personnelle du producteur s’est traduit par un développement de circuits de distribution alternatifs à la grande consommation sous la forme de : consommation collaborative. Cette alternative à la grande distribution se définit   «comme une pratique qui augmente l’usage d’un bien ou d’un service par le partage, le troc, l’échange, la vente avec et entre particulier ». Nous allons essayer à travers d’une étude qualitative de répondre à deux questionnements : l’offre de consommation collaborative alimentaire peut-elle se diffuser à une plus grande échelle jusqu’à se généraliser comme mode de consommation dominant ? Si oui, peut-elle conserver les valeurs éthiques et les modes de production qui lui sont propres ?

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– Les paradoxes de l’usage de la télévision de demain : entre uniformisation et différenciation. Gaspard MARCOT (sous la direction de Philippe Moati). 

Résumé : Bien qu’éclipsée dans l’espace médiatique par la diffusion et l’adoption massive des appareils intelligents, la télévision, longtemps pressentie à une mort certaine, reste aujourd’hui un médium culturel pérenne et puissant. Redynamisée par la vague d’innovations du numérique et l’émergence de nouveaux modèles économiques, l’audiovisuel représente aujourd’hui un secteur d’activité fertile autant qu’un terrain d’observations socio-culturelles particulièrement singulier, animé par des paradoxes saisissants. Multipliant les formats, les thèmes et les supports, les contenus audiovisuels profitent des opportunités du numérique pour intégrer au plus près nos habitudes de vie, offrant un éventail de choix encore inédit et une accessibilité sans limite. Confrontant des dynamiques de différenciation et d’uniformisation, le nouveau paysage audiovisuel semble pourtant décrire un phénomène sociétal plus large et plus significatif, où l’attachement aux références communes cohabite avec la construction de sous-communautés indépendantes et hyperspécialisées.

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