UE 13 – Mémoire


La rédaction du mémoire est un élément important de l’année de formation. Il doit permettre à l’étudiant de s’engager dans un travail relativement long mettant en œuvre le principe de la combinaison des méthodes universitaires avec le souci d’opérationnalité. Le sujet du mémoire est défini de concert par le tuteur universitaire, le maître d’apprentissage en entreprise et l’étudiant. Il doit présenter un intérêt académique et s’appuyer autant que faire se peut sur le travail que l’étudiant-apprenti aura à réaliser au sein de l’entreprise durant l’année. Les résultats doivent être de nature à intéresser l’entreprise. Pour autant, le mémoire n’est pas un rapport de stage, qui consisterait à présenter l’entreprise d’accueil et le contenu des missions qui ont été confiées à l’étudiant durant son stage. Il n’est pas non plus la reproduction in extenso d’un travail réalisé durant le stage dans le cadre des missions confiées à l’étudiant. Le mémoire est un travail d’ordre universitaire. Il traite d’une question formulée clairement, argumentée et justifiée théoriquement, pratiquement et méthodologiquement.

Chaque étudiant doit rendre avant le 31 janvier la « fiche mémoire » indiquant le sujet de son mémoire ainsi qu’un plan prévisionnel. Cette fiche doit être signée par le maître d’apprentissage, le tuteur et l’étudiant et validée par le directeur du M2.

L’étudiant réalise sa recherche sous la direction de son tuteur universitaire et avec l’assistance de son maître d’apprentissage. Il doit constituer une bibliographie, définir une problématique et arrêter une méthodologie.

l’étudiant doit prendre conscience de l’importance de ne pas considérer comme étrangers l’un à l’autre le détour conceptuel et l’impératif de réponse opérationnelle à des questions concrètes posées par des commanditaires. L’étudiant doit adopter une attitude analytique et critique, s’attacher au dévoilement des acteurs, de leurs positions et de leurs stratégies…

Le travail de mémoire doit donc constituer une opportunité de lectures « fondamentales », de nature méthodologique et/ou théorique, dans le champ du sujet, parallèlement à l’exploitation d’études antérieures et de matériaux documentaires issus par exemple de la presse professionnelle. La rédaction doit explicitement faire référence à ces lectures. C’est en cela que le mémoire ne saurait se réduire à un « copier-coller » de rapports réalisés dans le cadre du stage en entreprise. Formellement les principes académiques de présentation (voir n’importe quelle publication spécialisée) doivent impérativement être respectés, les auteurs et sources cités rigoureusement, les références explicites, etc. Les principes déontologiques de base (pas de copier-coller sans guillemets et citations…) doivent être scrupuleusement respectés.

En règle générale, le mémoire se compose de trois parties. La première présente la nature de l’aspect de sa mission que l’étudiant entend traiter sur le plan méthodologique dans son mémoire. Il s’y attachera en particulier à définir les objectifs associés à cet aspect de sa mission.

La deuxième partie – à laquelle est consacrée la majeure partie du mémoire – est une discussion d’un ou de plusieurs problèmes méthodologiques, conceptuels ou théoriques soulevés par la réalisation de l’aspect de la mission retenu. Cette discussion est menée à partir de la mobilisation d’une bibliographie portant notamment sur des aspects théoriques.

La troisième partie présente et discute les résultats obtenus au cours de la mission.

Le volume total du mémoire devra se situer entre 30 et 50 pages, hors annexes.

Une note d’étape, de 5 à 10 pages, explicitant la problématique, les partis pris retenus et défendant le plan envisagé, sera rendue autour du 20 mai. Cette note doit témoignée d’un processus de maturation de la réflexion sur le sujet et de l’avancement du travail de lecture. Évaluée par le tuteur et un autre membre de l’équipe pédagogique, elle fera l’objet d’une note qui entrera pour 20 % dans le calcul de la note de mémoire finale.

Le mémoire doit être rendu autour du 15 septembre. Il est soutenu, devant un jury composé de deux membres de l’équipe pédagogique (dont le tuteur) et du maître d’apprentissage (ou de stage) avant la fin septembre. La soutenance, d’une durée approximative de 45 minutes, consiste une présentation PowerPoint d’une quinzaine de minutes au cours de laquelle l’étudiant présente sa méthodologie, ses principaux résultats et le bilan qu’il tire de son travail, suivie d’une trentaine de minutes de discussion avec le jury. La note de mémoire résulte de la moyenne de quatre notes : la note attribuée à la note d’étape, une note pour le « fond » du mémoire (coefficient 2), une note pour la qualité de la rédaction et de la présentation du rapport (coefficient 1), une note pour la qualité de la prestation orale lors de la soutenance (coefficient 1).